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Arrachage de dent : comment ça se passe ?

L’annonce d’une extraction dentaire suscite généralement une inquiétude chez le patient, liée à la peur d’avoir mal, un visage gonflé, ou de ne plus pouvoir sourire. Mais, même si l’opération n’est pas des plus agréables, il est important de se rassurer, car les techniques utilisées n’occasionnent pas de douleurs insupportables, ni de graves complications.

Les raisons qui poussent un dentiste à proposer un tel acte sont souvent bien fondées, et il est conseillé aux patients de ne pas les prendre à la légère. Les éventuelles complications sont d’ailleurs assez rares, et l’image barbare d’arracheur de dents est bien révolue avec l’évolution de la médecine.

Cet article explique ce qu’est une extraction dentaire, ses indications, ses étapes, et les conséquences postopératoires.

Pourquoi extraire une dent ?

L’extraction dentaire est un acte chirurgical qui consiste à expulser totalement une ou plusieurs dents, et qui est généralement réalisé sous anesthésie locale. Cette opération est effectuée à la suite d’une détérioration de la dentition dont l’origine peut être une carie, une dent incluse, une maladie infectieuse, ou un encombrement entraînant un manque de place pour quelques dents.

Les dentistes recommandent l’extraction d’une dent incluse pour réduire les risques d’infection et empêcher l’usure des dents voisines. En effet, Comme le souligne Augustin Mayo, dentiste à Toulouse, les bactéries peuvent facilement s’infiltrer par la partie visible de la dent, entraînant une infection de l’os.

Le cas d’extraction le plus fréquent concerne les dents de sagesse, qui sont soit incluses soit semi-incluses. Les dents de sagesse incluses n’ont pas percé la gencive, et elles sont susceptibles de gêner les dents voisines, en causant des douleurs ou la formation d’un kyste. Les dents semi-incluses peuvent être à l’origine d’infections gingivales ou osseuses. Quand l’éruption est complète, les dents de sagesse peuvent sont difficiles à nettoyer à cause de leur emplacement, pouvant entraîner des affections bucco-dentaires. Les dents de sagesse sont quelquefois extraites à titre préventif, à la fin de l’adolescence.

D’une manière générale, le dentiste prend la décision d’extraire une dent quand il n’est plus possible de la sauver et la conserver sans qu’elle présente un risque pour la santé. Cela concerne les cas de traumatisme entraînant une fracture de la racine, d’endommagement de la dent causé par une carie, de déchaussement avancé dû à une maladie parodontale, ou de manque de place dans la bouche.

Enfin, il est envisageable de procéder à une extraction dans le cas de dents primaires qui ne tombent pas.

Déroulement d’une extraction dentaire

Avant l’opération, le chirurgien-dentiste effectue des analyses et des examens radiologiques qui lui permettent de déterminer avec précision la structure, la forme, la taille et la position de la dent à extraire. L’acte est réalisé sous anesthésie, généralement locale, et prend quelques dizaines de minutes pour une dent.

Le déroulement de l’intervention diffère selon la technique d’extraction envisagée, simple ou chirurgicale. Le choix se fait essentiellement en fonction de nombre de dents à extraire et de leur position dans la bouche.

L’extraction simple ou exodontie

L’exodontie est pratiquée quand la dent à extraire est située dans une zone accessible de la bouche.

Le dentiste commence par nettoyer et désinfecter la bouche pour réduire les risques d’infection. Ensuite il endort les nerfs situés autour de la dent au moyen d’une anesthésie locale.

Le résultat est obtenu assez rapidement, en 2 à 5 minutes, pour le maxillaire supérieur, et l’effet de l’anesthésie dure environ une heure. Ce temps est généralement suffisant pour la totalité de l’acte. Le praticien a toujours la possibilité d’injecter des doses supplémentaires d’anesthésiant, si jamais le patient ressent la moindre douleur pendant l’intervention.

Pour l’extraction des molaires ou prémolaires inférieures, le dentiste effectue une anesthésie loco régionale. Cette opération consiste à endormir le gros nerf inférieur qui innerve toutes les dents du maxillaire inférieur. L’effet de l’anesthésie loco régionale dure entre 2 et 3 heures, et provoque une insensibilité au niveau de la lèvre inférieure, du menton et de la joue.

Après avoir endormi la zone concernée, le praticien descelle la dent à l’aide d’un instrument spécifique, en décollant progressivement les attaches épithéliales et conjonctives, afin de rendre la dent mobile.

Il suffit ensuite de procéder en douceur à l’extraction, en tirant sur la dent à l’aide d’une pince et en effectuant de multiples rotations jusqu’à ce qu’elle soit enlevée.

Pendant les quelques heures qui suivent l’opération, le patient devra garder un tampon de compresse stérile sur l’emplacement vide, en pressant dessus avec ses autres dents, afin d’aider à la bonne formation du caillot.

L’extraction chirurgicale ou odontectomie

Cette technique, dite chirurgicale, est réservée aux cas les plus complexes, comme l’extraction de dents de sagesse, de dents incluses ou de dents ayant subi une importante détérioration. C’est une opération qui implique une incision de la gencive pour extraire la dent, et l’application de points de suture pour aider à la bonne cicatrisation. L’odontectomie est parfois réalisée sous anesthésie générale, dans les cas les plus difficiles, notamment en cas d’extractions multiples.

Après avoir extrait la dent, le praticien procède à un parage alvéolaire, qui consiste à nettoyer, gratter et éliminer le sac péri coronaire. Ensuite, il régule l’os à l’aide de d’une pince gouge, rince la cavité buccale, et termine par la pose de points de suture sur la gencive.

Pendant les deux jours qui suivent l’opération, il est recommandé au patient de consommer des aliments froids, et de prendre des médicaments antalgiques pour atténuer les douleurs.

Qu’en est-il de la douleur ?

Au cours de l’opération, dans la majorité des cas, les anesthésiques utilisés empêchent toute douleur. Cependant, en cas de présence d’abcès dentaires, l’anesthésie peut perdre partiellement son efficacité et il suffit alors d’interrompre l’acte et de réinjecter une dose de produit. Il faut savoir qu’il n’y a pas de contre-indications à un fort dosage d’anesthésiant, le plus important est que le patient ne ressente aucune douleur.

Des raisons purement psychologiques peuvent également conduire le patient à faire un blocage, par exemple s’il n’est pas rassuré ou s’il n’est pas en confiance. Dans ce cas l’anesthésique peut s’avérer inopérant, et il est important que le praticien décale l’intervention pour un autre jour. Généralement les choses se passent d’une manière normale la deuxième fois.

En ce qui concerne les douleurs post-opératoires, elles peuvent se manifester plus ou moins intensément, il n’y a pas de règles applicables à tout le monde. Pour atténuer le risque, il est recommandé de prendre des antalgiques, de ne pas fumer et d’éviter un rinçage fréquent de la bouche, pour préserver le caillot sanguin en formation.

Quels sont les risques de complications post-opératoires ?

L’extraction dentaire entraîne certains effets secondaires qu’il est important de prendre en considération, mais les complications graves sont très rares.

Au cours de l’opération, il est possible que le praticien se retrouve face à une racine fracturée, c’est-à-dire qu’une partie de la racine reste enchâssée dans la cavité osseuse. Un tel incident oblige le chirurgien-dentiste à effectuer une alvéolectomie, afin de retirer le morceau coincé.

D’autres effets secondaires peuvent apparaître après l’extraction dentaire, comme une alvéolite, des saignements abondants ou un œdème.

L’alvéolite est une inflammation de la cavité buccale, qui survient pendant les jours suivant l’acte. Les saignements chroniques apparaissent chez les sujets fragilisés par des antécédents médicaux, ou par des certains traitements comme les anticoagulants.

La réaction la plus courante est le gonflement d’une partie du visage, ou œdème, sur lequel il est recommandé d’appliquer de la glace. Même si c’est un phénomène désagréable et gênant, la joue finit par se dégonfler au fur et à mesure de la guérison.

Enfin, il est fréquent après une extraction dentaire de ressentir certains maux banals comme une migraine, des nausées, une douleur à la gorge, un engourdissement de la bouche, ou des difficultés à manger.

Dans tous les cas, il est fortement conseillé de contacter le chirurgien-dentiste au moindre doute sur un signe gênant, par exemple en cas d’apparition de fièvre, si les douleurs sont insoutenables, ou si les saignements ne s’arrêtent pas.

Pour atténuer au maximum la survenue des effets secondaires postopératoires, plusieurs réflexes peuvent être adoptés.

  • Conserver une bonne hygiène bucco-dentaire, sans insister sur la zone opérée, mais en rinçant autour
  • Eviter de toucher la plaie avec la langue
  • Consommer des aliments tendres, en évitant le chaud, le froid, ainsi que l’alcool et le tabac
  • Limiter les efforts physiques soutenus

 

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